Etude de la matière organique dans l’estuaire de la Seine, utilisation des marqueurs biogéochimiques.
- S. Msokar
- High Institute of Marine Research – Tishreen University - Lattakia
- The Regional Workshop on Marine Sciences & Natural Resources, HIMR, Tishreen Univ., Syria, 25-26 May 2004.
Abstract
Les estuaires sont des interfaces entre les continents et le milieu marin. Ce sont des zones complexes en raison des forts gradients physico-chimiques induits par le mélange des eaux douces et des eaux de mer. Elles sont très importantes du point de vue écologique et économique. Leur fonctionnement peut être modifiée par l'activité humaine (aménagement portuaires, travaux importants au niveau du bassin versant).
La Seine est le fleuve le plus important se jetant dans la Manche. Elle à Poses a un débit moyen (module interannuel) de 470 m3/s et un débit d'étiage quinquennal (140 m3/s à l'aval de Poses).
Cette étude s'inscrit dans le cadre d'une meilleure compréhension du fonctionnement de l'estuaire de la Seine, et en particulier l'origine et le transport de la matière organique dans les sédiments.
Au cours de l'année 2001 et 2002, 8 campagnes ont été réalisées sur l'estuaire de la Seine. Le choix de trois sites d'étude (Vasière de Oissel, Vasière Nord et Baie de Seine) a été réalisé en raison de leurs différents mécanismes responsables de la diagenèse précoce dans les sédiments et de la dynamique sédimentaire de la matière organique.
Au niveau des marqueurs phytoplanctoniques, nous avons remarqué que les detritus phytoplanctoniques d'origine chlorophyceas constituent la fraction la plus importante dans la vasière de Oissel par rapport à la fraction diatomique qui devient la plus importante dans la vasière Nord et la Baie de Seine. Au niveau des apports urbains, la vasière de Oissel nous montre des proportions importantes en coprostanol provenant de polluants expulsés à Oissel.
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